|
L'amour qui bouquine
Livres
anciens, rares et curieux
|
![]() |
14
rue du Miroir
21150 Alise-Sainte-Reine - France Tél. 03 80 96 95 57 - 06 79 90 96 36 e-mail : librairie-alise@wanadoo.fr |
|
Ce message n’est ni
vraiment une énigme, ni vraiment un article de fond,
c’est un peu les
deux, et surtout ni l’un ni l’autre.
C’est avant tout un voyage
iconographique au pays des supplices.
Vous allez découvrir plus bas une série de gravures sur bois issues d’un ouvrage imprimé en italien. Cet ouvrage, connu sous le nom de Flos Sanctorum est l’œuvre de Alfonso de Villegas, théologien espagnol du XVIè siècle. Nous avons ici une version italienne donnée par Timoteo da Bagno. L’ouvrage est intéressant à plus d’un titre et est d’ailleurs noté comme très estimé par les bibliographes (encore eux, je sais…), mais son plus grand atout est de proposer au lecteur une série de plus d’une centaine de bois gravés (certains répétés plusieurs fois), presque tous de la même taille (vignettes d’environ 5 x 4 cm), représentant presque à chaque fois le supplice et martyr du saint en question. Nous avons ainsi sous les yeux, gravés d’une manière à la fois forte mais naïve, le plus complet des tableaux des suppliciés de la religion chrétienne. Je vous laisse les découvrir en images.
La
traditionnelle et classique décollation pratiquée
à l’épée, méthode
rapide et efficace…
Saint-Vincent
martyr. Suspendu à une corde pieds et poings
liés, les bras tendus vers le ciel…
La
crucifixion de Saint-Simon.
Original et
propre. L’ensevelissement vivant ! Pieds et poings
liés évidemment. Plus drôle.
Supplice de
la Marmite bouillante etc.
Encore
une originalité dont seuls les païens avaient le
secret (enfin
presque…) : Allongé et lié sur un
cadre de fer et placé au dessus d’un
brasier et savamment maintenu au col par une longue pic !
Traîné
au sol !
Dépecé
vivant au vil couteau ! Douloureux à n’en pas
douter.
Classique :
le lion…
Le brasier.
Un
classique encore usité : la lapidation.
Il y a évidemment bien d’autres supplices, divers et variés, mais je n’ai pas voulu trop alourdir la lecture de cet article en en ajoutant plus. Comme vous le voyez, l’homme ne manque pas d’imagination lorsqu’il s’agit de martyriser son prochain. Pas très catholique tout ça ! Enfin, ici l’honneur est sauf, ce sont les payens les bourreaux. Il faudra attendre quelques siècles pour que les rôles s’inversent. Venons-en maintenant à la question liée à ce petit diaporama sanglant : D’après vous, et selon ce que vous pouvez voir (les bois gravés), pourriez-vous dire avec assez de précision la date d’impression de l’exemplaire dont je me suis servi pour illustrer cet article? Evidemment, je donnerai des précisions et des compléments d’information dans un ou plusieurs commentaires liés à cet article." |